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HISTOIRE DE RUES...
A l'époque de l'indépendance de la commune (1870),Les rues étaient de véritable cloaques, surtout l'hiver.
Beaucoup portaient le nom de "voie à vaches". Elles etaient bordées de fossés profonds, la plupart du temps inondés. Seules les routes de Berck à Montreuil et de Rang à Wailly étaient carrossables. La première route était utilisée par les carrioles se rendant au marché de Montreuil, ainsi que par la diligence faisant le service entre Montreuil et Berck. Il y avait un relais dans le bourg, le café Bouton(face à la sucrerie). La route de Wailly servait surtout au mareyeurs de Berck, les cach'manées , qui envoyaient tous les jours leurs poissons à Paris dans des voitures spéciales appelées "Paniers à salade".
A l'époque de l'indépendance de la commune (1870),Les rues étaient de véritable cloaques, surtout l'hiver.
Beaucoup portaient le nom de "voie à vaches". Elles etaient bordées de fossés profonds, la plupart du temps inondés. Seules les routes de Berck à Montreuil et de Rang à Wailly étaient carrossables. La première route était utilisée par les carrioles se rendant au marché de Montreuil, ainsi que par la diligence faisant le service entre Montreuil et Berck. Il y avait un relais dans le bourg, le café Bouton(face à la sucrerie). La route de Wailly servait surtout au mareyeurs de Berck, les cach'manées , qui envoyaient tous les jours leurs poissons à Paris dans des voitures spéciales appelées "Paniers à salade".
Certains patronymes de rues de Rang-du-Fliers interpellent ou bénéficient d'une interpretation logique mais ... fausse. Il en est ainsi des rues "Poulet" ou "des verger(s)".
La rue Poulet
Elle s'appelait auparavant "rue de la cabane à puces". Elle devait cette peu avantageuse appellation au fait que s'y trouvait un asile pour les nomades et les malheureux. Les Quénehen, de leur métier charrons, habitaient cette rue. Leur beau-fils, Poulet, également charron, leur succeda. Il était le seul habitant de l'année de cette rue.
La rue des Verger
Avec une faute d'orthographe "verger" ne devait pas prendre d' "s", puisqu'il s'agissait en l'occurence d'un nom propre."Les Verger" était une famille rangeoise. Un Célestin Verger, d'ailleurs, fit parti du premier conseil municipal, en 1870.
Cette artère pris ce nom en souvenir d'un terrible drame qui se déroula dans la dernière décennie du XIXe siècle.
De 1888 à 1890, la région baigna dans la terreur. Un premier crime jeta la consternation sur Rang-du-Fliers. Les époux Flasque qui tenaient un café isolé sur la route de Berck, furent retrouvés assassinés. Les coupables, bien que connus, ne furent jamais inquietés. Quelques temps plus tard se furent au époux Verger de connaître le même sort dramatique. On confia l'enquête à la brigade de gendarmerie de Montreuil, commandée par le lieutenant Battesti. Or, cet officier avait eu pour ordonnance un nommé Savary. C'est ce dernier, qui, après avoir pris sa retraite, vint à Rang-du-Fliers commettre son forfait. Arrêté, il fut condamné a la peine capitale.
L'éxécution eut lieu sur la grand Place de Montreuil. Dans la nuit du 6 au 7 Septembre 1890, le célèbre Deibler, éxécuteur des hautes oeuvres, monta les bois de justice face à la halle, un peu avant de l'actuel statue du marechal Douglas Haig. A l'aube, Savary fut éxécuté. On raconta, qu'épouvanté par l'horrible machine, Savary, en se débattant, avait mordu le pouce de Deibler. Ce fut la dernière éxécution capitale qui se déroula à Montreuil.
Phillipe Valcq